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Etre soi mais impérativement s'unir pour rassembler le peuple

Il m'est difficile d'aborder le problème de l'Union, du Rassemblement de cette gauche opposée aux orientations du Parti Socialiste qui ne démord pas de son soutien (certes pas unanime) à celle de François Hollande et du gouvernement conduit par Manuel Valls.

Une réflexion me vient à l'esprit après avoir lu l'entretien avec Jean Luc Mélenchon publié par l'Humanité et reproduit ci dessous. En premier lieu il ne croit pas en la possibilité de rassemblement en prenant appui sur les directions de partis ou de courants de cette gauche d'opposition et considère qu'il faut gagner le rassemblement populaire autour de sa candidature fort de ce qu'il a obtenu avec la stratégie du Front de Gauche.

Ce n'est pas irréalisable mais cela demeure un pari : celui de voir les électorats renoncer à des courants divers auxquels ils étaient attachés, c'est à dire balayer d'un revers de main l'influence que peuvent avoir les leaders des frondeurs, les verts, le Parti communiste lui-même et l'extrême gauche qu'il en vient à imiter dans sa démarche.

La plupart des commentateurs ne croient pas ou font semblant de ne pas croire en la force des partis dont la droite et le PS ont provoqué l'affaiblissement depuis qu'ils exercent le pouvoir de manière alternative, se soumettant aux exigences du libéralisme mondial (financiarisation de l'économie, recherche du travail pas cher, pillage des pays relativement pauvres et au développement économique politique et social hypothéqué).

Cependant ces partis, ces courants de pensée existent de même qu'existe le FN pour capter ce qu'il reste de français qui n'ont pas sombré dans l'abstention et ces derniers sont sous dominante médiatique de la grande bourgeoisie française et de ses accointances internationales.

Ce libéralisme mise sur la marginalité du FN bien que celui-ci influence un quart des votants et sur l'éparpillement de la gauche pour, bon an mal, an maintenir avec les réformistes de droite et de gauche la continuité de son pouvoir.

Peut-on considérer qu'il est possible de reconstituer une force à gauche sans donner une perspective unitaire et en se basant chacun sur la possibilité de constituer cette force en dépit des tentatives de recompositions politiques à partir même des partis traditionnels, si dévalués soient-ils ?

La droite et la social démocratie ont des moyens pour cela (en quelques mois elles "fabriquent" des candidats : Bayrou en 2007, Macron en 2016) et montent en épingle ses vieux chevaux et ses jeunes poulains (Sarkozy, Juppé, Fillon, Lemaire, etc.) pour la droite et en faisant la main à la social démocratie (je ne donnerai pas de nom excepté peut-être celui du premier ministre, excellente réserve après une tentative de retour des "ultra libéraux")

Mais toutes deux ne renoncent pas à recourir aux partis instruments nécessaires pour accéder au pouvoir ! Il en va autrement à gauche au sein de laquelle la division est entretenue sur le plan politique et sur le plan syndical. Est donc nécessaire, qu'on le veuille ou non de rétablir la cohésion d'un peuple qui souffre. Un peuple à,qui les plus fidèles défenseurs, dans leur diversité veulent donner la parole et la souveraineté et créer une force à la mesure de cette tâche.

Une tâche qui doit prendre appui sur un existant. Cela passe par une démarche unitaire et de rassemblement. Cela n'a rien de contradictoire avec la prise en compte de l'apport de chaque courant ou famille politique dont la capacité d'analyse, d'organisation et d'action, d'influence et de représentation doit-être prise en compte.

Comment le faire si ce n'est en élaborant un programme commun (peu importe le nom qu'on lui donne)

 

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