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8 mai à Tarascon : plus que des ambiguïtés dans la commémoration de la chute du nazisme

Les 8 mai se suivent et ne se ressemblent pas tout à fait à Tarascon.

Le cortège démarre, fanfare "Réveil tarasconnais" aux habits deuxième empire en tête, au pied de l'église Sainte Marthe. Une nouveauté car habituellement cela se faisait place du Marché au pied de la Mairie. Messe oblige ! Bref, à part l'heure tardive qui conduit un militant de la tendance de droite délogée aux dernières élections municipales à maugréer sur ce nouvel ordonnancement de la manifestation, tout va bien.

Les clients du bar "Le Rallye" sont les premiers spectateurs avant que le défilé ne s'engage sur un cours Aristide Briand plutôt désert où je rencontre un vieil ami qui me demande, voyant mon équipement de photographe amateur, pour qui je travaille. Je l'informe que c'est pour moi (enfin ce blog) Du coup je lui en indique le nom de domaine, pas toujours mis en évidence par l'hébergeur.

Nous voilà donc place du Colonel Berrurier devant le monument au mort où s'installent les autorités civiles et militaires et autres invités notamment les anciens combattants. Ouverture de la cérémonie, drapeau, sonnerie au mort, énoncé des morts pour la patrie par des enfants et lecture du message gouvernemental.

Puis c'est au tour du Maire d'évoquer cette guerre qui eut cette particularité par rapport à la précédente d'avoir pour notre nation à combattre un fascisme extérieur ( nazi) mais aussi intérieur (la collaboration)

Par contre il n'était peut-être pas nécessaire en ce lieu et ce jour d'égratigner une organisation syndicale parce qu'elle a été impliquée dans la publication d'une affiche* diversement interprétée et qui met en cause certaines forces de l'ordre dans les conflits sociaux actuels.

La dite organisation syndicale, la CGT, ayant fortement contribué à chasser l'ennemi du territoire national et donc à la défaite hitlérienne que nous rappelle ce 8 mai.

Nous retiendrons cependant que des allusions ont été faites à l'existence des fascismes qu'il faut combattre. On peut s'en féliciter mais qu'il s'agisse des manifestations violentes de l'extrême droite en Europe et à l'opposé de ce qui se passe avec l'islamisme radical au moyen orient, il faudrait nous expliquer quelles en sont les causes ce qui, nous en conviendrons, ne peut se faire en quatre mots. En attendant, s'ajoute aux ambiguïtés dans le discours, la réalité des politiques sociales pratiquées par la droite et les socio démocrates qui, dans le monde comme en France, donnent des ailes aux oiseaux de mauvaise augure.

Des positions qui s'en prenant à ceux qui luttent pour plus de justice sociale avec leurs syndicats font que ces derniers sont pris pour cible. Un point commun avec ces extrêmes que l'on prétend combattre et dont on "ballade" les électeurs !

paru dans l'Huma

Commémoration à la télé

On entre en campagne...

La deuxième chaine publique française nous a servi un documentaire avec des images intéressantes "Après Hitler" mais les commentaires l'étaient moins. Même dits par l'excellent Vincent Lindon ! Je m'interroge souvent sur les risques pris par des professionnels du spectacle allant jusqu'à lire des textes plus que réducteurs et partisans. Bref peut-être croit il ainsi servir la démocratie et la liberté.

Une présentation du communisme tout noir, avec un Staline qui en fut certes un promoteur et un réalisateur éminemment discutable et même condamnable, sans tenir compte du contexte européen depuis la révolution d'octobre en 1917 et dédouaner le capitalisme international et donc les pays occidentaux de toute responsabilité, voilà à ce que nous allons devoir faire face d'ci 2017 soit un siècle après.

Les communistes résistants puis bâtisseurs, défendant, avec le Général De Gaulle, l'indépendance de la France et de nombreuses fois victimes, avant et après guerre de la répression ou de l'ostracisme des autres forces politiques, en France comme à l'étranger, on ne vous parlera pas. Non ! Voici que ressurgit le couteau entre les dents du bolchevique. Une image de Marie Claude Vaillant Couturier, future députée communiste, expliquant à Nuremberg que les enfants juifs avaient été brulés vifs dans le camp de concentration ou elle avait été internée ne permettra pas au jeune téléspectateurs de considérer qu'elle fut une des premières opposantes à Hitler et il ne saura pas qu'elle était communiste. Par contre la présentation du leader communiste français qui, bien ridiculement d'ailleurs, exhortait son admiration pour Staline le frappera surement. Que ce même leader fut, en tant que Ministre d'Etat sous la Présidence de De Gaulle, un contributeur déterminant d'innovations comme le statut des fonctionnaires, le statut du fermage, la Sécurité sociale, les Comités d'Entreprise, la lutte pour la reconstruction, la nationalisation d'EDF, etc. qui le rappellera ?

Ce type de documentaire, pourtant riche d'images précieuses qu'il faut montrer, devient un médiocre outil de propagande anti communiste. Mauvaise cause mon cher Vincent Lindon...

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