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Bonnet blanc et blanc bonnet : Ni la blonde brune, ni le brun blanc !

Ce qui doit nous déterminer dans nos choix stratégiques, ce ne sont pas les décisions d'états-Majors mais celle des politiques qu'ils ont pu conduire au fil des années.

En l'occurrence nous sommes confrontés, à des stratégies qui n'ont pas été définie au lendemain d'une élection mais résultent de calculs établis même pas par ces états majors mais au delà par des intérêts de classe et de catégories qu'il faut savoir décrypter.

La grande bourgeoisie, celle de la finance et des grands groupes multinationaux où nationaux, avec certes leurs contradictions internes, font la politique dans notre pays et dans le monde. Elle choisit ses représentants dans différents mouvements idéologiques qui existent depuis fort longtemps : libéralisme, social libéralisme et social démocratie, allant jusqu'à créer ou instrumentaliser des courants les plus extrêmes. L'objectif étant de répondre à la diversité de la classes populaire, constituée de catégories mises constamment en opposition entre elles à partir de leurs intérêts matériels mais aussi de leur diversité de pensées, de leurs attaches religieuses, ethniques, communautaristes !

Aucune classe n'échappe à l'influence partielle ou totale de ces différentes offres soutenues directement ou non par cette grande bourgeoisie qui n'a qu'un but : empêcher que le système d'exploitation, complété par l'appropriation de la richesse produite, ne soit remis en cause d'où évidemment la tentative de mise à l'écart de tous ceux qui s'organisent précisément avec l'intention de briser ce système.

L'argent, le pouvoir dans l'entreprise, dans les institutions, permettent aux possédants d'avoir un pouvoir considérable dans la formation et l'information qui permettent l'isolement des forces progressistes. C'est ce à quoi on assiste de manière éclatante : le chômage est utile aux grand patronat parce qu'il affaiblit le combat des salariés, l'école insuffisante prive de formation détruit la culture citoyenne, l'appropriation des médias maintien la maitrise de sa stratégie politique.

Stratégie simple qui consiste à neutraliser une grande parti de l'expression populaire en favorisant de fait l'abstention électorale, en soutenant une force extrême éloignée de tout objectif de partage et de redistribution de la richesse : le FN mais pas seulement lui, la constitution de parti libéraux et socio libéraux traduisant la défense des intérêts du capital, quelle que soit la méthode (dure (Sarkozy) ou insidieuse (Hollande)

Et lorsque apparaît, aujourd'hui, la poussée de cette force incontrôlée qu'est d'apparence et provisoirement le FN on tente de réunifier celles qui dans leur variante (LR et PS) s'opposaient hier, histoire de gagner du temps pour demain maitriser le nouveau pouvoir politique qui prend forme : une droite réunifiée "pure" et dure. Et cela en cautionnant du coup les politiques d'austérité de commanditaires : Hollande, Valls et Macron.

Alors que faire ? D'abord ne pas tomber dans ce piège ! Ensuite dans l'urgence rassembler ce qui peut l'être de vrais républicains et construire des résistances ! Enfin s'atteler à la création d'une grande force politique révolutionnaire, cohérente dont le fondement doit être : transformer la société française avec la maitrise collective de l'économie, une redistribution équitable des richesses et des institutions basée sur des élections à la proportionnelle intégrale (seule solution pour éviter les tripatouillages électoraux)

Concernant le vote de dimanche si aucune liste politique n'est, ne serait-ce que partiellement, porteuse de ces objectifs, je m'abstiendrais ou voterais blanc comme bon nombre de mes camarades qui considèrent cependant, à juste titre, que chacun doit librement se déterminer.

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