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Pour une vraie spiritualité

Comme nous ne cessons de le répéter au fil des jours, des mois et des années même, on ne peut comprendre ce qui se passe dans le monde sans le relier à ce libéralisme économique qui depuis des siècles dicte les politiques nationales et internationales, s'interférant puis succédant aux féodalités.
On peut inonder les médias, publier des centaines de livres en dissertant sur l'histoire, voire la préhistoire, en exhibant la folie des souverains toujours issus de la cupidité individuelle et collective qui habite l'espèce humaine, ses clans et ses classes dominantes et exploiteuses, il y a une essence philosophique à tous ces comportements que l'on ne peut ignorer !

On peut nous abreuver de la pensée de mille prophètes qui ont semé leurs élucubrations tantôt imbibées d'humanisme, tantôt reflet de calculs intéressés, les religions demeurent qu'on le veuille ou non un opium pour les peuples : torah, bible, coran aux multiples facettes et interprétations sont à ranger dans l'arsenal mystique de l'humanité ignorante et mal finie.

Et lorsqu'une parole de paix sort de la bouche de ces "devins" marchands de divin, ce n'est que pour s'effrayer des immenses dégâts provoqués au nom d'un Dieu impuissant qu'ils proclament tout puissant.

Bien sur il y a le mystère et il sera toujours là malgré le recul permanent que lui impose la science, cette faculté que développe l'être humain dans chaque geste, pour assurer sa subsistance confronté à une nature généreuse et pleine de ressources à condition d'en connaître les limites.

Mais le mystère est peut-être indispensable. Il fonde notre insatiable curiosité en toutes choses mais est il besoin de se prosterner devant lui, de l'incarner dans des statuettes, des icones et autres fétiches qui conduisent à déplacer les objets de nos désirs. Qu'il s'agisse de nourriture, de sexe, ou de pouvoir !

Pourquoi s'obstiner à rechercher l'absolu dans une invention divine alors que l'équilibre de nos vies dépend d'une recherche progressive des moyens de satisfaire nos besoins, dans une cadre social, coopératif à la base de l'émergence de l'espèce humaine, au prix de luttes pour transformer cette nature, qui nous font cependant inéluctablement progresser ? Et si l'absolu existe en toutes choses, il est bien trop éloigné et ne peut trouver une approche que dans une quête de l'infini, autrement dit dans l'impossible.

Peut on espérer que notre espèce s'émancipe de ces refuges artificiels que produisent les idéalismes philosophiques avec les croyances en un être suprême ou une force invisible avec toutes les spéculations qu'elle permet ? Y compris avec des créations artistiques comme en musique par exemple ou la raison s'efface devant l'émotion. Plus l'homme se détache des réalités matérielles plus il est en danger. Cette idée me vient quand j'entends une évocation historique à l'instant de la vie du compositeur auteur de l'hymne de Grande Bretagne qui comme tous les hymnes nationaux a accompagné le pire et le meilleur.

On nous rétorquera que nous avons besoin de cette spiritualité ! Qui pourrait dire le contraire ? Mais nous avons surtout besoin de comprendre les causes de tous ces malheurs qu'elle n'empêche pas de tomber sur nous et que sa présence, aussi forte soit-elle, ne peut arrêter. Sauf à reconnaître peut-être qu'une spiritualité d'essence matérialiste existe !

Loin des prêtres qui remplissent encore les églises, les temples, les synagogues, les mosquées et tous ces lieux où l'homme se prosterne, ne serait il pas possible de se retrouver dans le partage, la justice, cette paix que l'homme debout peut conquérir ?

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