Accueil
 
 
 
 

Régionales : notre vision politique et stratégique

Ce n'est pas la lecture de l'article ci dessous qui nous incitera à modifier notre vision des stratégies politiques à mettre en œuvre (souvent exposées dans ce blog), y compris à la veille d'une consultation électorale dont il faut bien mesurer l'importance qu'elle revêt.

Et, à ceux qui douteraient de notre attachement à l'union des forces de gauche (et j'ajouterais de "républicains de progrès") nous rappellerons que bien souvent dans le combat politique les communistes de Tarascon ont accompagné sans réserve des alliés que les circonstances avaient conduit à se rapprocher de nous et que bien souvent nous avions été les premiers à solliciter pour que cette gauche - et j'insiste : tous les républicains de progrès - n'abandonne la défense de ses valeurs.

Tout cela parce que nous savons qu'il y a une profonde aspiration au changement, au refus de mettre en cause les acquis économiques et sociaux, réalisés à l'issue de longues luttes. Qu'il y a de nouveaux besoins à satisfaire et des politiques économiques et sociales correspondant à ces besoins.

Mais notre vision de l'union et des rassemblements que cela implique, si elle passe par le compromis, toujours dépendant d'un rapport de force dans une situation politique donnée, ne peut se satisfaire d'entente préalable entre quelques représentants, souvent décrétés comme tels par eux-mêmes.

L'identité communiste nous l'avons souvent rappelé ici même, n'est pas effaçable, autant qu'il convient pour les communistes de respecter celle des autres. Et les alliances doivent se faire sur la base des influences respectives tant pour définir les contenus que pour désigner dans quelles positions il convient de placer les équipes résultant d'une entente nécessaire.

Ainsi si les dernières élections municipales n'ont pas permis d'alliance à gauche pour des raisons qu'il est superflu de vouloir rappeler, les élections départementales ont permis de faire un constat clair des forces de gauche en présence, notamment celle du PCF lequel s'est trouvé être le "porte drapeau" du Front de gauche, sans cependant que d'autres composantes de ce rassemblement ne se soient manifestement déclaré en soutien.

Ainsi les quatre candidatures, parmi lesquelles une candidature issue du monde syndical, et trois de membres du PCF ont pu recueillir plus de 7,5 % ce qui globalement est un bon résultat et qui témoignent de la confiance d'une base électorale du PCF solide et attentive à nos propositions.

Mais un tel résultat n'est pas à la hauteur de la situation politique que nous vivons et qui est caractérisée par un discrédit toujours plus grand des partis réformiste de droite (UMP-UDI-MODEM) et de gauche (PS notamment lequel chute à 10,6 % sur le nouveau canton alors que dans l'ancien découpage il avait obtenu 28 % avec l'appui du PCF. Tarascon avait enregistré en 2008 une chute spectaculaire du PS qui n'atteignait même pas les 10 %) Par contre les élections législatives en 2012 hissent le PS à 25/30 % en candidature unique de la gauche à Chateaurenard et à 30 % à Tarascon.

(comparaisons très approximatives avec un découpage différent et basé seulement sur les résultats de Chateaurenard en 2011 et Tarascon en 2008).

Difficile de raisonner sur de tels résultats qui marquent au mieux une tendance sur des territoires différents et avec des candidats tout aussi différents et surtout des conditions politiques totalement nouvelles.

Tout au plus peut-on dire que la gauche représente largement un tiers de l'électorat aux élections les plus récentes mais que la politique libérale du PS crée une situation laissant présager une modification du rapport des forces au sein de cette gauche.

Alors que faire, si ce n'est, comme l'a souligné Pierre Laurent ce matin sur France 2, rassembler au sein du Front de Gauche et si cela s'avère possible avec d'autres force politiques telles que les Verts. Et cela sur la base des influences respectives de chacun. Sur ce Secteur du Nord des Bouches du Rhône force est de constater que le PS n'offre aucune garantie d'application d'une vraie politique de gauche, que les verts sont très peu influents et sont dans l'expectative et nationalement très divisés, quant aux autres nous n'allons tout de même pas les inventer !

Donc il n'y a aucune ambiguïté fort de sa position claire, de propositions tout aussi clairement exprimées, le PCF doit s'adresser à la population et faire émerger de nouvelles candidatures.

C'est pourquoi nous avons suggéré une rencontre * des communistes du nouveau canton (Chateaurenard-Noves et Tarascon) pour faire des propositions dans le cadre des compétences régionales, de proposer à notre Fédération des candidatures portant ces propositions.

L'enjeu est de taille car nous sommes sous la menace d'un retour de la droite et d'une percée de l'extrême droite qui s'engageraient vers plus de libéralisme économique au plan régional avec les conséquences néfastes prévisibles dans les services publics (éducation, transports, logement, investissements productifs, etc.) et une régression dans le domaine social.

A gauche une alternative est indispensable.

Il en découle que l'issue ne peut être trouvée qu'avec toutes les forces qui s'opposent au social libéralisme de Hollande, Valls et Macron.

Et les communistes doivent être reconnus comme force déterminantes de cette alternative dès le premier tour ! C'est une garantie pour le peuple de notre pays dont les conquêtes sociales sont historiquement liées à une forte influence du PCF.

Pour la Section du PCF de Tarascon, le Secrétaire : Jacques LAUPIES

* cette réunion se tiendra le 11 septembre 2015 à Tarascon au siège 35, rue Monge

http://www.francetvinfo.fr/elections/resultats/bouches-du-rhone_13/chate...

D'EELV au Front de gauche, les anti-austérité parviendront-ils à s'unir dans les urnes ?

Cédric Clérin et Benjamin konig
Jeudi, 27 Août, 2015

Humanité Dimanche

Dérive libérale du gouvernement, crise démocratique, écologique, sociale... D’EELV au Front de gauche en passant par certains socialistes, nombreux sont ceux qui cherchent à construire une alternative à « la gauche d’accompagnement ». Alors, où en est l’alliance des forces anti-austérité ? Point d’étape.

Qui, voici un an et demi, aurait parié sur un possible rassemblement de toutes les forces de la gauche alternative, du Front de gauche (FG) à Nouvelle Donne, en passant par des socialistes déçus et les Verts qui comptaient alors plusieurs ministres ? Aujourd’hui, malgré les appels du pied de Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, au rassemblement sur le seul mot d’ordre du « danger FN », le PS n’apparaît plus comme un parti à même de rassembler la gauche. Et le constat d’une impasse absolue de la politique menée est désormais partagé très largement, y compris jusque dans certains rangs socialistes. Ainsi, Liêm Hoang Ngoc, ancien député européen, a quitté le PS et créé la Nouvelle Gauche socialiste (NGS) pour se joindre aux voix alternatives.

La crise grecque et le diktat imposé à Alexis Tsipras ont également rapproché les points de vue : même si les méthodes peuvent diverger, cette gauche est d’accord sur un point : il faut mettre fin à l’austérité. Julie Meunier, membre du conseil national du PCF, rappelle l’enjeu : « Démontrer aux citoyens, en étant rassembleurs, qu’un autre projet politique est possible. » Convergences Car petit à petit, l’idée s’impose donc que les défis de transformation sociale et écologique sont intimement liés. Pour Marie- Pierre Vieu, membre de l’exécutif du PCF, le rôle du FG a été de « remettre dans le débat public les questions de redistribution sociale, écologique, la question de la VIe République, la réorientation de la construction européenne » : autant de points de convergence avec les autres formations de gauche. Les élections municipales puis départementales avaient déjà été l’occasion de roder ces alliances et de nouer des liens entre FG, écologistes et Nouvelle Donne.

Dans 395 cantons, un ticket entre EELV et tout ou partie du FG avait obtenu un bon score : 13,7 % en moyenne. Les élections régionales de décembre peuvent donc être une nouvelle étape de ce rassemblement. Dans certaines régions, un rassemblement « rouge-vert » peut espérer être en tête de la gauche au soir du premier tour. Cette hypothèse, pas incongrue en PACA et en Nord-Pas-de-Calais- Picardie, est assez crédible en Auvergne-Rhône-Alpes et en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées où le cumul FG et EELV frôlait les 20 % en 2010. Dans cette dernière région, un sondage donne les candidats FG et EELV à respectivement 9 % et 7 %, quand le PS dépasse difficilement les 20 %. Si le rassemblement s’opère, tout est possible, car le leadership à gauche pourrait ouvrir la voie à une victoire. mouvement de fond Lors des journées d’été d’Ensemble, une des composantes du FG, la porte-parole Myriam Martin a réitéré son appel au rassemblement, « de manière large et unitaire, d’une gauche de combat qui doit affronter les politiques libérales et d’austérité ». Même son de cloche au Parti de gauche (PG) : dans une lettre ouverte adressée aux organisations du FG, d’EELV, de Nouvelle Donne et de la Nouvelle Gauche socialiste (ex-PS), Éric Coquerel et Danielle Simonnet exhortent au rassemblement qui pourrait se faire autour d’un « label national commun » et d’un « programme bâti en commun ». Car, dans quatre régions, la dynamique unitaire est enclenchée. Mais, comme le dit Jean-Luc Mélenchon, « il faut mettre du soin à se comprendre et à se respecter ».

Mais cette démarche unitaire, si elle est partagée, pose la question de la méthode. « La question est de ne pas en rester à des alliances électorales conjoncturelles, rappelle Marie- Pierre Vieu, mais de donner force et cohésion à ce mouvement de fond. » Partout, la crise démocratique implique de redonner la parole aux citoyens. Le PG plaide ainsi pour la « mise en place d’assemblées citoyennes départementales et régionales », sur le modèle espagnol de Podemos.

Autre question centrale : celle du projet. Comment bâtir un programme commun permettant l’implication citoyenne ? C’est peut-être de la région Languedoc-Roussillon-Midi- Pyrénées que viendra un bon exemple : avant même de parler des listes, l’idée est de construire un programme via « un nouveau modèle d’implication civique et politique » (1). Une démarche soutenue par EELV, l’ensemble du FG, la NGS et les partis régionalistes de gauche, dont le résultat sera rendu public dans les prochains jours. Si les convergences ne manquent pas, divers blocages freinent pourtant l’émergence d’une telle force alternative.

Le coeur du réacteur, le Front de gauche, n’est lui-même pas au meilleur de sa forme. Les débats stratégiques récurrents, qui ont fragilisé l’alliance ces derniers mois, se sont doublés ces dernières semaines de discussions séparées en préparation des prochaines élections régionales. Lors de son dernier congrès au mois de juillet dernier, le Parti de gauche a décidé de privilégier la constitution d’un mouvement citoyen au Front de gauche. « Privilégier l’un sans abandonner l’autre », tempérait alors Éric Coquerel, coordinateur général du PG. Reste que dans certaines régions PG et Ensemble, la troisième composante du FG, ont discuté directement avec EELV laissant leurs alliés communistes de côté. La situation semble cependant évoluer au regard des discussions de plus en plus déséquilibrées avec des écologistes trop contents de ne pas avoir à négocier avec un « bloc » Front de gauche plus fortement uni. Dans le quotidien régional « Sud Ouest », Jean-Luc Mélenchon a ainsi déclaré refuser « les comportements qui aboutissent à exclure les communistes ». L’appel d’Ensemble à l’unité prend aussi la mesure du risque d’explosion du Front de gauche pour les prochaines échéances. La faible attractivité du Front de gauche, ces derniers mois, a également pesé sur la capacité de création d’un rassemblement contre l’austérité. À l’issue du congrès du Parti socialiste, les frondeurs ont échoué à renverser la ligne politique actuelle, et leurs critiques sont circonscrites pour l’heure à l’intérieur du PS. Plusieurs d’entre eux seront candidats avec le PS pour les prochaines échéances. Le noeud d’une nouvelle force antiaustérité se trouve cependant dans la capacité du Front de gauche et des écologistes à s’allier pour créer un rassemblement citoyen alternatif. Les différences culturelles existent entre des organisations du Front de gauche façonnées par la question sociale et EELV très orienté sur les questions sociétales et environnementales. Mais ces dominantes respectives sont autant des différences réelles de priorités que des options complémentaires. Les débats sur l’avenir du nucléaire ou le rôle des régions, bien que souvent caricaturés des deux côtés, sont de plus sérieux obstacles à la convergence. Mais si cette alliance fait consensus au Front de gauche, les blocages sont nombreux au sein d’EELV. Jean-Vincent Placé, chef de file des écologistes « responsables », n’a de cesse de mettre la pression pour empêcher les rapprochements EELV-FG en dénonçant des alliances « irresponsables ». Le président des sénateurs écologistes a ainsi déclaré que le vote des militants dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie serait décisif : « La scission qui pouvait se produire après les régionales va arriver de façon certaine après (ce vote) si le parti persévère dans cette stratégie. » Ce climat tendu au sein d’EELV incite certaines têtes de liste écologistes à la prudence et à édulcorer la ligne politique.

« Il n’y a pas pour l’heure d’engagement très clair à mener une politique anti-austérité », constate Gilles Ravache, coordinateur du PCF pour la région Rhône- Alpes-Auvergne. Cette tentation d’alliance avec le FG, sans la ligne politique qui va avec, explique sans doute dans cette région l’interruption des négociations avec le PCF sous couvert de cumul des mandats des têtes de liste communistes, André Chassaigne et Cécile Cukierman. Mais derrière ces « je t’aime moi non plus », une fois de plus les institutions de la Ve République pèsent de tout leur poids. Ainsi Cécile Duflot et Jean-Luc Mélenchon se sont tous deux dits disponibles pour être candidats à la présidentielle de 2017, se plaçant de fait en concurrence.

La ministre écologiste à quelque peu surjoué la rupture avec l’ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle en dénonçant des « accents parfois quasi déroulédiens » (2) de son dernier ouvrage sur l’Allemagne. Une saillie que n’a pas digérée Jean-Luc Mélenchon qui, pointant la volonté hégémonique des écologistes pour les futures élections, les a accusés d’être « sectaires ». Reste qu’une bonne partie des écologistes cherche « une alternative à la gauche d’accompagnement », selon le mot du numéro 2 d’EELV, David Cormand. Reste à savoir si cet objectif fondamental commun viendra à bout des obstacles semés sur le chemin du rassemblement.

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.