Accueil
 
 
 
 

Preparation des élections régionales (suite) : une région acquise aux idées racistes ?

"Une région acquise aux racistes"

Tel est l'intitulé du deuxième tract qui sera distribué par les communistes dans un quartier de la ville de Tarascon !

Une question qui au vu des résultats électoraux locaux laisserait supposer que le racisme existe ici plus qu'ailleurs ?

Foutaise disons nous ! mais cependant s'il y a une minorité qui spécule sur les différences, laisse entendre au mieux qu'ils n'ont rien à reprocher à ceux qui viennent d'ailleurs mais que simplement ils n'ont qu'à y rester. Ce comportement suffit pour appeler à une certaine vigilance. Et peut-être à remettre en place certaines idées.

Chacun sait que le racisme repose sur la notion de race et que les races ne peuvent exister chez les humains puisqu'ils ont une origine commune. Leurs différences ne peuvent se situer qu'en fonction d'évolutions particulières de groupes soumis à des environnements différents qui ont généré des aspects physiques différents, des cultures différentes, laissant cependant à tous les mêmes capacités et héritages génétiques. Rien à voir avec ce qui différencie l'espèce humaine d'avec les animaux !

Même les primates les plus proches de nous sont là pour prouver qu'au plus lointain de nos origines communes nous avons hérité de différences notables malgré une certaine similitude. A tel point que notre espèce se différencie très peu d'eux mais par contre a connu un développement qui rend en son sein toute différenciation, sur ses capacités physiques et intellectuelles, complètement absurde.

Beaucoup de personnes acquises aux thèses politiques de l'extrême droite ne se reconnaissent pas dans les notions racistes et c'est aller un peu vite que de leur faire un procès de ce point de vue.

Cependant parmi elles certains courants, plus xénophobes (contre l'étranger) que racistes développent parallèlement ces deux idées qui n'ont d'autres origines que l'acuité d'une crise qui trouve sa justification dans le "besoin" de développer l'exploitation du travail et donc de créer des différences de rémunération entre les uns, affamés et souvent brimés dans leur pays, et ceux qui dans notre pays bénéficient de droits sociaux acquis de longue date, parce que placés dans une société économiquement et historiquement différente.

Ce sont ces adeptes de la droite extrême qui sont les plus nuisibles et ils nous viennent de milieux conservateurs, souvent fortunés et privilégiés, disposant de groupes formés idéologiquement aux thèses xénophobes et racistes. Avec bien entendu, à la faveur d'une montée en puissance de leur implantation économique et (ou) politique une agressivité idéologique en très forte progression.

Nous avons donc à mener une bataille sur deux fronts principaux :

celui de la question sociale, aliment premier de la poussée raciste et xénophobe et qui implique de réduire les différences de salaires et de droits sociaux sur la planète (vaste tâche mais incontournable) en l'accompagnant d'une action politique qui consiste à développer les notions de partage des richesses telles que produites actuellement, en investissant dans les besoins essentiels (Eau, énergie, transports, santé, éducation, culture, etc.) Ce premier front nous oppose non seulement à l'extrême-droite mais à tous les réformismes de droite ou de gauche qui laissent les mains libres aux fortunes nationales et mondiales principalement intéressées aux divisions populaires.

celui de la question idéologique qui doit nous conduire à réduire à néant les thèses libérales que les uns les autres développent insidieusement car disposant de la maitrise de l'arsenal médiatique et éducatif et cela y compris sur le plan philosophique, et dans l'interprétation de la plupart des sciences sociales et naturelles. Notamment en direction de la jeunesse dont le système éducatif incomplet réduit les possibilités d'insertion par le travail avec des formations continues indispensables.

Cette démarche rend nécessaire une bonne stratégie d'intervention politique qui consiste au delà des explications que nous apportons pour renforcer notre organisation, car on ne combat pas un système sans élaboration de propositions et sans appui populaire ! Et surtout sans une réflexion profonde sur le marxisme qui nous instruit plus que d'une philosophie, d'une analyse de l'économie capitaliste peu contestable mais aussi d'une méthode pour transformer le monde !

CI-DESSOUS LE TRACT CONSACRE A DENONCER L'IMPACT DES IDEES RACISTES DANS LA REGION PACA (DIFFUSE EN CENTRE VILLE)

Marre des idées de haine. Les vrais responsables du mal vivre sont à la Bourse. Et ici beaucoup le savent. Ne laissons pas diviser le peuple.

LE SAVIEZ VOUS ?

Contrairement à ce que répètent en boucle les médias dominants, rien n'est joué pour les élections régionales en Provence Alpes Côte d'Azur. Alors que les commentateurs mettent en scène le duel des extrêmes entre Estrosi et Le Pen, les idées progressistes et humanistes ne sont pas morte en PACA. Les sondeurs indiquent que la gauche est encore dans la course. Elle peut l'emport er de nouveau, à condition de lui donner du souffle et de l'ambition : un projet fort en rupture avec l'austérité et le libéralisme. A condition qu'elle soit vraiment l'outil du peuple.

QUE FAUT-IL FAIRE ?

La région doit relancer l'esprit d'accueil qui a été toujours le sien et porter des ambitions de coopération avec les autres régions de la Méditerranée.

La région doit se positionner en acteur mobilisé contre les discriminations et le racisme . Elle doit faire du vivre ensemble une grande cause régionale et renforcer sa priorité culturelle.

La région doit agir pour l'égalité, le partage des richesses et le développement profitable à tous et à toutes.

AVEC VOUS...

Les communistes lancent un appel au rassemblement sur un projet régional utile à nos vies et porteur de progrès social et démocratiques. Un projet clairement de gauche, en rupture avec les politiques socialement injustes et inefficaces menées par le gouvernement et l'Union Européenne. En ces temps de crise politique profonde, nous voulons permettre aux citoyennes et aux citoyens de faire irruption et de décider de leur avenir collectif

Dans le cadre de ce qui précède nous publions l'article ci dessous

Pétain hante toujours la droite française

politique ?

Aurélien Soucheyre avec Grégory Marin

Vendredi, 14 Août, 2015

L'Humanité

310093 Image 3

310093 Image 3

AFP

La figure du chef du régime vichyste, soixante-dix ans après son procès, reste majoritairement taboue 
à droite. Des fondamentaux politiques et sociétaux de sa « Révolution nationale » ressurgissent 
pourtant de plus en plus dans les thématiques imposées par la droite et l’extrême droite.

Il y a soixante-dix ans, le 15 août 1945, Philippe Pétain était ­reconnu coupable de haute trahison et d’intelligence avec l’ennemi par la Haute Cour de justice. Le numéro un du régime collaborationniste de Vichy était frappé d’indignité nationale, condamné à la confiscation de ses biens et à la peine de mort, qui sera commuée en emprisonnement à perpétuité par le général de Gaulle. Que reste-t-il de l’ancien maréchal, en 2015, en dehors de son passé ­militaire et au-delà de ses adorateurs d’extrême droite, qui se réunissent marginalement le 23 juillet pour fleurir sa tombe sur l’île d’Yeu ? « Son héritage, issu de nombreuses familles de droite d’avant-guerre, se retrouve différemment aussi bien à l’extrême droite qu’à droite », mesure l’historien Alain Ruscio. Mais une tendance s’impose : une partie de la droite et son extrême convergent ensemble pour imposer à nouveau un vieux modèle défendu bien avant 1940, basé sur le travail, la famille et la patrie.

Qui reprend aujourd’hui le flambeau de Philippe Pétain ? Il y a d’une part ceux, minoritaires mais croissants, qui tentent de le réhabiliter ouvertement et dans toute sa dimension, des polémistes hallucinés Éric Zemmour et Renaud Camus au président d’honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, pour qui « Vichy est excusable ». Et puis il y a ceux qui condamnent sa collaboration avec l’Allemagne nazie, et dénoncent son antisémitisme, mais partagent des fondamentaux politiques et sociétaux avec le chef de l’État français. Avec ceux qui, à Vichy, avaient fait remplacer le « Liberté, égalité, fraternité » de la Révolution française par la devise « Travail, famille, patrie ».

De nombreux relents pétainistes chez Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen

« Cette maxime est en fait consubstantielle à la droite. Ce slogan serait ouvertement utilisé s’il n’était pas frappé d’interdit, car c’est cette idéologie qui guide aujourd’hui la droite française », estime l’historien Alain Ruscio. Il ne faut pas chercher longtemps pour retrouver chez Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen de nombreux relents pétainistes, à travers des positions traditionnelles de la droite qui exaltent le dur labeur pour vivre, la famille réunie sur des valeurs chrétiennes éternelles, et l’union sacrée autour d’une patrie placée au-dessus de tout. La création de 2007 à 2012 par Sarkozy d’un ministère commun autour de « l’identité nationale et de l’immigration », ses ambitions de remettre au goût du jour de possibles « dénaturalisations » pratiquées massivement sous Vichy, ses louanges pour « le rêve capétien réalisé » et le « long manteau de cathédrales », sa haine de « l’assistanat » et de « l’égalitarisme », ses appels au « vrai travail » – proches de « la terre qui ne ment pas » selon Pétain citant Barrès –, et ses cris d’amour pour « le travail et la famille » lors de la campagne de 2012 sont des exemples parmi d’autres. Sans oublier sa critique des syndicats, ces « corps intermédiaires qui s’interposent entre le peuple et le sommet de l’État » et « confisquent la parole aux Français ».

« Ce n’est pas parce que Pétain a un jour parlé de la famille, de la patrie et du travail que l’on doit s’interdire de le faire ! » s’énervait Henri Guaino, proche conseiller et plume de Nicolas Sarkozy en 2012. Ne pas s’interdire, c’est déjà fait. Il n’y a plus qu’à reconnaître la filiation, qui va au-delà d’un Pétain marqué au fer rouge de l’histoire. « Vichy a d’abord été l’émanation de toutes les couleurs de l’Assemblée nationale – hormis les communistes, déjà exclus – qui ont voté les pleins pouvoirs à Pétain. On trouvait aussi de nombreux socialistes et radicaux. Le régime va vraiment s’enfermer dans la droite revancharde avec la mise en place de la Révolution nationale, portée par tous ceux qui avaient considéré le Front populaire comme une abomination. On a tendance à oublier que la droite française était très puissante, très virulente et très réactionnaire pendant l’entre-deux-guerres », ajoute Alain Ruscio.

Le barrage sanitaire entre la droite et l’extrême droite est fissuré

Abreuvée par les idées de Maurice Barrès et Charles Maurras – qui considère l’ascension de Pétain comme une « divine surprise » –, la droite française va saisir l’occasion apportée par l’occupation nazie pour abroger la République et mettre en place un programme traditionaliste, contre-révolutionnaire, nationaliste, pro-patronat et anti-ouvrier, en interdisant les syndicats et le droit de grève. « Cette droite en réalité classique, issue de mouvements qui convergeaient déjà avant Vichy, se retrouve frappée d’interdit après la Libération. Elle a trempé dans la collaboration. Elle est souillée. Elle va se recomposer autour de ceux qui ont résisté, parmi lesquels les gaullistes sont les plus nombreux. Ce sont eux qui assurent alors le leadership sur la droite », reconstitue Alain Ruscio. Des slogans classiques, devenus slogans pétainistes, se font plus discrets pendant un temps. « Le septennat de Giscard sonne le début de leur retour, mais on les retrouve dans toute leur vigueur depuis Nicolas Sarkozy », lequel est conseillé par des idéologues d’extrême droite, de Patrick Buisson à Guillaume Peltier.

Le barrage sanitaire entre la droite et l’extrême droite, qui a tenu de de Gaulle à Chirac, est aujourd’hui sérieusement fissuré. Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen tiennent souvent des propos similaires entre bons et mauvais travailleurs, bons Français et mauvais étrangers, accusés de menacer la France à la fois d’un point de vue culturel et économique. Une manipulation grossière, qui tourne totalement le dos à l’idéal révolutionnaire et républicain, qu’ils détournent à loisir, tout comme ils tentent de détourner, à la manière de Pétain, la journée du 1er mai (voir encadré). « Il s’agit d’une sorte de retour à la nature de la droite. On assiste à la fin de la parenthèse gaulliste. Marine Le Pen l’a bien compris : elle cherche à éliminer toutes les scories de son père pour montrer toutes les convergences qu’il y a entre la droite de Nicolas Sarkozy et la sienne », prévient Alain Ruscio. Cette « droite décomplexée », face à quel passé si ce n’est celui de Vichy (hors collaboration), remet en cause les acquis sociaux du Conseil national de la Résistance, réhabilite le colonialisme et soutien les opposants au mariage homosexuel. Elle n’est plus antisémite, et n’a plus besoin de mettre fin à la République puisqu’elle a su la vider de son sens – jusqu’à se l’approprier à travers l’appellation « Les Républicains » – mais reste obsédée par l’islam et l’identité nationale.

Mais Le riche n’est pas un étranger... Dans les propos xénophobes de la droite ne sont pas visés les riches étrangers, même ceux liés aux dictatures. « Est étranger aujourd’hui celui qui n’est pas culturellement et économiquement calibré sur le parfaitement intégré », 
observait le militant du Gisti Jean-Pierre Alaux dans l’Humanité du 5 avril 2008, préférant parler de « “prolétariophobie” à l’échelle mondiale ».

« la terre ne ment pas », BIS

« Dans cette identité nationale française, il y a le rapport 
des Français avec la terre, 
avec leurs ancêtres. » 
Nicolas Sarkozy à Rennes, en 2007.

569

C’est le nombre de parlementaires, sur 
846 inscrits, ayant voté les pleins pouvoirs à Pétain en 1940, autant à droite (283) 
qu’à la SFIO et au centre gauche (286).

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.