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Europe ou pas Europe ? La question n'est pas là !

La question de la sortie de l'Europe est de plus en plus posée compte tenu de l'évolution des difficultés rencontrées au regard de la "pseudo dette" et des conséquences sociales qu'elle provoque.

Chacun de nous sait que lorsque le banquier nous consent un prêt acheter un bien, ou nous permettre de franchir un cap difficile, bref de consommer, l'argent qu'il nous prête n'est pas le sien et que cet argent est récupéré auprès d'autres épargnants et d'autres collecteurs de richesse produites par nos semblables.

Il s'ensuit que ces fonds que nous lui confions sont généralement rémunérés à un taux dérisoire toujours nettement inférieur à celui qui nous est accordé lorsque nous empruntons. Ce qui, nous dira-t-on, est la juste compensation du service rendu ! Sauf que parfois l'écart entre les deux taux atteint des sommets peu compréhensibles et nous incite à penser que la différence peut expliquer par d'autres raisons notamment celle du surprofit financier.

Au niveau européen je n'ai pas la compétence pour dire si l'on peut comparer ce mécanisme à celui qui détourne l'épargne des états et permet ainsi aux banques privées de la recevoir et de recueillir au passage, lorsqu'elles prêtent aux états, un bénéfice allant au delà du service rendu ! C'est en tous cas ce que disent certains économistes. Une pratique qui attire la recherche du profit financier spéculatif au détriment du profit fondé sur l'investissement productif.

Autrement dit, tous les pays d'Europe se voient soumis ainsi à un système bancaire qu'ils ne contrôlent pas et deviennent dépendants des marchés financiers.

Cette dépendance disparaitrait-elle si la France sortait de l'Europe. On peut s'interroger à ce sujet mais d'une part à cause des interactions économiques et commerciales à l'échelle mondiale, d'autre part sans une remise en cause des mécanismes d'exploitations capitalistes actuels on imagine mal que la voie de l'autonomie aille sans de grandes difficultés.

Sans doute la voie du maintien dans une alliance européenne, sous domination libérale, avec un rapport de force politique défavorable aux transformations que nous considérons nécessaires pour une meilleure répartition des richesses donc une amélioration des droits sociaux, une telle voie peut paraître tout aussi aléatoire.

Mais avons nous le choix. Les grandes transformations sociales ne sont pas envisageable que dans un cadre national. Elles peuvent trouver dans les grandes alliances de pays, sous domination libérale, un terrain de lutte de classe complémentaire à celui qui se situerait au niveau d'une seule nation pour le renforcer. Avec tous les risques pouvant découler de ce dernier choix "nationaliste" !

Ne serait-ce que pour cette raison le combat du peuple grec est aussi le nôtre ! L'histoire nous a prouvé que le monde du travail était souvent perdant en limitant son combat émancipateur dans des sphères limitées et que sans la solidarité internationale la paix pouvait-être plus facilement compromise !

La vraie question est celle du combat contre le capitalisme en général, non pas de fixer un niveau que l'on privilégierait pour le mener ! Et à mon sens ce combat nécessite des organisations adaptées à chaque situation mais également des coordinations planétaires.

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