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Regard sur les cantonales de notre secteur

En lisant La Provence de ce jour je prends connaissance de la situation dans le canton d'Arles où se déroule un débat (pour le moins par presse interposée) entre des candidatures à l'initiative des communistes d'une part et des socialistes d'autre part. Cela appelle sans doute pour les électeurs communistes d'abord et de gauche en général quelques éclaircissements. Le Département est actuellement géré par une majorité issue de la gauche et applique un programme qui prend en compte nécessairement certaines des propositions émanant des différentes composantes de cette majorité à laquelle participent les communistes. Donc il n'y a pas à priori de raison à remettre en cause le bon travail de cette majorité qui repose sur un compromis constructif. Les communistes ont donc pour préoccupation de conforter leur présence mais aussi de faire gagner la gauche. Cela étant, nul ne peut ignorer que dans ce département, comme au plan national, le parti socialiste se divise en tendances qui soit soutiennent la politique d'austérité de Valls et Hollande, soit restent attaché à ceux qui, soutenant les mêmes orientations, sont cependant en conflit (pour les raisons que l'on sait dans les Bouches-du-Rhône) au sein de leur Parti. Si je devais donner mon opinion sur cette situation d'Arles je dirais tout simplement que face au danger que court la gauche divisée, il faut rassembler les forces de gauche sur des objectifs clairs prenant appui à la fois sur le bilan de la gestion actuelle et sur des objectifs anti austéritaires se démarquant de la politique gouvernementale. Etant donné que le risque de l'abstention peut conduire, s'il n'y a pas d'entente, à ce qu'aucune des composantes à gauche n'obtienne les 12.5 % d'inscrits pour être présente au deuxième tour, cet élément, s'il devait être pris en compte, devrait conduire à un rassemblement sur un contenu acceptable par les uns et les autres. Mais il faut être réaliste, l'éloignement tant sur le plan des programmes que celui des stratégies, rendent à ce jour, dans le contexte actuel, le rapprochement difficile. Il appartient aux organisations politiques concernées de se prononcer sur la conduite à tenir en fonction des situations locales et de prendre leurs responsabilités sachant qu'en dernier ressort ce sont les électeurs qui décideront et feront force pour l'avenir. La situation est identique sur le fond dans la plupart des cantons ou se posent la question du rassemblement autour d'une orientation politique, voire programmatique cohérente et commune. Pour les communistes de notre ville (Tarascon) pour qui, un passé récent en témoigne, cette volonté de rassemblement demeure leur préoccupation essentielle. Nous l'avons dit, nous l'avons écrit mais il s'avère que nous ne sommes pas entendus et nous nous heurtons, sauf à renoncer à ce que nous représentons et proposons, à des responsables politiques locaux (lorsqu'ils existent) qui considèrent soit, côté PS que leur soutien à la politique actuelle du gouvernement ne peut être contestée soit, dans d'autres composantes (y compris au sein du Front de Gauche) que nous devons renoncer à tout accord avec des socialistes. De plus l'accord s'impose bien au delà du Front de Gauche et rien ne se fera sans la construction d'un rassemblement populaire prenant en compte une politique déliée du discours de la droite et du social libéralisme, qui prévaut pour le moment au sein du PS. Et, tous ceux qui se gargarisent sur ce qui se passe en Espagne et en Grèce, devaient bien examiner comment et dans quelles conditions naissent des majorités avec des objectifs transformateurs, radicalement opposés avec celle des gouvernements de leur propre pays. Les élections départementales sont une occasion pour porter cette orientation devant les électeurs, tous les électeurs, notamment ceux qui s'abstiennent ou qui s'égarent dans le vote pour le Front National. La Section de Tarascon du PCF œuvre pour que la population se saisisse de ces propositions, y compris en identifiant quelles sont nos propositions car, à quoi servirait-il, ne serait ce que par honnêteté intellectuelle, de laisser planer la moindre ambiguïté à cet effet. Elle appelle d'ores et déjà à populariser les quatre candidatures proposées par les communistes du septième canton dont le bureau central est à Châteaurenard. Leur présentation est prévue le vendredi 13 février dans la salle Richelieu à Tarascon à 18 h 3o. Une conférence de presse est organisée à cet effet. Un Comité de soutien est constitué et sera présidé par Georges Julien, Maire de Noves. Les citoyens désireux de s'y associer peuvent nous contacter pour le rejoindre. Jacques LAUPIES Secrétaire de la Section de Tarascon du PCF

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