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14 avr.00:00
 

Avec habileté et fermeté Jean Luc Mélenchon s’est livré à une bonne prestation télévisée, digne de celles auxquelles il nous avait habitué lors de la Présidentielle.
C’est bien connu il suffit que quelqu’un parle comme vous pensez pour que vous le trouviez sympathique. Je dois dire que malgré ma méfiance à l’égard de ce réflexe qui fait tant de ravages en politique, dans bien d’autres domaines et dont usent et parfois abusent les séducteurs, j’ai un peu succombé.

Non pas que Mélenchon me soit apparu irrémédiablement acquis à mes convictions mais simplement qu’il a été dans son rôle à la veille des européennes.

Dénoncer les méfaits des politiques d’austérité et y opposer la reconquête des droits sociaux aurait peut-être mérité plus d’insistance mais il faut faire avec Caroline Roux laquelle, comme beaucoup de journalistes, arrive sur les plateaux avec évidemment l’intention de désarçonner son interlocuteur,

Mais Mélenchon n’est pas homme à se laisser impressionner, ni à s’enfermer dans la défensive.

Il évoque la question du changement de constitution en faisant appel aux suffrages populaires pour en finir avec un système qui conduit à éloigner les français du monde politique, la nécessité combattre les réformes territoriales qui conduisent à vider nos institutions des conquêtes républicaines depuis la révolution française à aujourd’hui. Ce sont là des propositions qui sont essentielles et pas très courantes chez les hommes politiques, excepté bien entendu chez les communistes et représentant de ses alliés au sein du FDG

J’ai retenu son analyse concernant l’attitude que devrait avoir la France face à la politique pratiquée par la droite et la social démocratie européennes et dont Madame Merkel se révèle être le noyau dur en l’imposant à la France. Renégocier, en prenant appui sur notre position de seconde puissance européenne, pour redéfinir le rôle de la Banque européenne qui doit pouvoir prêter directement aux états, parait effectivement, aller dans le sens que nous communistes souhaitons.

Sur la question ukrainienne la réponse est claire : nous n’avons pas à prendre parti dans un conflit d’oligarques soulignant cependant la récupération d’une révolution populaire par l’un des deux camps avec l’appui de l’extrême droite néo-nazie.

Bravo donc à Mélenchon, mais ne le laissons pas seul dans cette bataille que va mener le Front de Gauche, ce dont d’ailleurs s’accommoderaient et que ne manqueront pas de favoriser les médias pour, le moment venu, lui régler son compte et du coup le nôtre.

N’oublions pas : il y a eux et nous !