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Du national au local : même méthode, même orientation mais pas nécessairement mêmes conclusions

La nomination d'un nouveau gouvernement ne va évidemment rien changer à l'orientation politique actuelle même si quelques mesures sociales sont prises sous la dure pression électorale subie aux municipales par le PS;

Valls même s'il est tenu de tenter une réponse sociale pour désamorcer le mécontentement, sera prisonnier (très consentant) du refus de remettre en cause le "pacte de responsabilité" qui est un témoignage non pas d'une irresponsabilité mais d'un choix délibéré consistant à s'inscrire dans une politique européenne ne mettant pas en cause les marchés financiers.

C'est cela qu'il faut combattre ! C'est cela que la droite ne combat pas et que l'extrême droite utilise pour laisser croire une opposition forte mais factice au système libéral et récupérer ainsi le mécontentement populaire.

Il faut que les travailleurs et leurs organisations syndicales réagissent. Il faut que la jeunesse ne laisse pas faire, même si elle est troublée par une politique qui émane du Parti Socialiste qu'elle peut considérer comme étant à gauche.

Cette confusion transpire de cette gauche qu'incarne précisément Manuel Valls et au fond qu'entretiennent la droite et l'extrême droite qui spéculent sur une pseudo opposition populaire se saisissant de toutes sortes de prétexte pour revenir ou venir au pouvoir.

Une grande bataille idéologique doit se développer entre les forces du capital et celles dont disposent les travailleurs.

Entre ces forces subsiste une grande inégalité que reflètent les résultats électoraux. Les communistes bien que représentant encore une force déterminante sont écartés autant que faire se peut des plateaux de télévision. Mais ils ont une capacité de compréhension d'une situation qui, en fait, n'est que la conséquence de leur analyse de l'exploitation du travail à l'échelle nationale certes mais également au plan mondial. Ils ne sont évidemment pas les seuls à avoir conscience de cela.

Cependant leur affaiblissement est exploité, y compris par certains de leurs alliés, lesquels les entraineraient, si ces communistes n'y prenaient garde, dans des stratégies mortifères non seulement pour eux, mais pour la gauche dans son ensemble.

Les dernières élections municipales ont malheureusement confirmé cette tendance, plus particulièrement dans notre ville.

Qu'on nous entende bien nous ne devons pas nous tromper d'adversaires mais ce n'est pas pour autant que l'on doit céder à des analyses qui ne tiennent pas compte des possibilités de rassemblement à la base. Cela avec des visions qui aboutiraient au final à nous associer dans des sectarismes respectifs de petits sommets rabougris.

Les replis sur soi font naître non seulement les idées qui peuvent parfois être un prétexte à la défense d'intérêts particuliers (économiques ou de simple pouvoir) mais du coup détachent de la diversité des intérêts collectifs qui précisément appellent à l'entente.

Il y a un temps pour développer sa propre force de conviction, pour définir ses objectifs, pour les partager et les élaborer avec les différentes couches sociales de la population concernées, pour faire en sorte qu'elles agissent, y compris qu'elles s'engagent à nos côtés et un temps pour se rassembler et s'unir quand les contextes électoraux et les luttes sociales le permettent et l'exigent.

Mais chacun ici le comprendra bien, toute idée tout programme politique et électoral à quelque niveau que ce soit est l'affaire de son parti, des instances du niveau concerné, même si elles doivent faire l'objet d'explications et d'échanges entre elles.

La tendance voulant à tout prix mettre autour d'une table en permanence des partenaires potentiels de motivation et d'inspiration différentes peut-être paralysante, et l'est souvent.

L'Union est une nécessité mais c'est aussi, selon la célèbre formule, un combat

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